Usine de haute technologie produit 2 500 remorques par an dans le pittoresque delta du fleuve néerlandais

D-TEC production de remorques

D-TEC poursuit sa production de remorques à Kesteren (Pays-Bas). Cette usine de haute technologie produit 2 500 remorques par an dans le pittoresque delta du fleuve néerlandais.

Des plaques d’acier sont acheminées et des remorques complètes sont expédiées. L’usine D-TEC, située à Kesteren, dans la Betuwe, est l’un des rares sites néerlandais où la production de remorques est encore complète. De manière traditionnelle, les artisans utilisent désormais des équipements modernes tels que des découpeuses laser automatiques, des cintreuses et des robots de soudage.

« La qualité et la durabilité sont primordiales », déclare Tim van der Roest, PDG de D-TEC. « Un coût total de possession (TCO) optimal est la principale caractéristique de nos produits. Nous fabriquons des produits de haute qualité à un prix d’achat conforme au marché, avec de faibles coûts de maintenance et une valeur résiduelle élevée.»

Cette semaine, l’entreprise s’est présentée à des centaines de relations et à une quinzaine de journalistes spécialisés dans le transport, à l’occasion de son 65e anniversaire. Nos remorques sont plus chères que celles des autres marques, mais nos clients savent qu’elles dureront jusqu’à 25 ans et pourront bénéficier d’une seconde vie après une révision. Leur valeur résiduelle est donc supérieure à celle des autres marques.

D-TEC souhaite garder le contrôle de l’ensemble de la production. Une visite des halls de l’usine, qui occupent une grande partie de la zone industrielle locale, est une expérience impressionnante. D’épaisses plaques d’acier sont découpées sur mesure, pliées, puis forment la poutre centrale d’un châssis porte-conteneurs. Partout, des hommes en bleu de travail s’affairent à fabriquer des pièces de châssis métalliques ; dans d’autres halls, on perce et on soude. L’ambiance est conviviale et enthousiaste.

Les composants sont fixés sur des moules avec une précision millimétrique, avant d’être confiés à d’énormes robots de soudage (photographie interdite !) pour la fabrication du châssis. Les châssis porte-conteneurs D-TEC, de loin le produit le plus connu de D-TEC, sont ensuite peints (« l’opération la plus importante pour une longue durée de vie ») et assemblés sur une chaîne de montage. On y trouve également des pièces achetées complètes, comme des essieux et des composants électroniques. Par ailleurs, les essieux Valx ne sont plus fabriqués aux Pays-Bas, mais en Chine. Pourtant, leur qualité et leur prix d’achat sont corrects, selon le PDG.

Les citernes D-TEC sont assemblées dans un atelier distinct, non pas sur une chaîne de production, mais sur des sites individuels, car le temps d’assemblage de ces véhicules varie considérablement. Chaque année, 2 500 remorques sortent de l’usine de Kesteren, dont 80 % sont des châssis porte-conteneurs et 20 % des remorques-citernes. Les clients sont répartis dans toute l’Europe, desservie par un réseau de concessionnaires. Fait remarquable, D-TEC produit également des châssis pour Terberg Benschop (tracteurs portuaires) et Kubota (engins de terrassement).

« Pour garantir une qualité optimale, nous ne voulons dépendre de personne », explique Van der Roest, qui privilégie une production interne maximale. « Mais pour survivre, il faut pouvoir gérer un certain volume et donc travailler efficacement.» D-TEC a réussi à appliquer cette formule.

Ce statut n’est accordé qu’à quelques constructeurs de remorques aux Pays-Bas. Les choses n’ont pas toujours été faciles pour D-TEC (filiale du groupe Vlastuin) : en 2006, l’entreprise était en mauvaise posture, après quoi Gerrit Vlastuin a repris l’usine et l’a progressivement reconstruite. Un projet dont Jan van Vlastuin, qui avait fondé une forge en 1959, n’aurait jamais pu rêver.

https://d-tec.eu

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